Sammy Baloji participe à la première édition de la Biennale d’art public d’Abu Dhabi avec son oeuvre « Kombwelo 504 » – une nouvelle oeuvre créee en collaboration avec Jean Katambayi.
C’est une réplique à l’échelle 1:1 d’une Peugeot 504 — une voiture qui était un symbole de statut dans les années 1970 et 1980 pour les administrateurs miniers — réalisée en fil de cuivre. La voiture fait référence au kombwelo, des voitures miniatures fabriquées par des enfants congolais à partir de matériaux de récupération dans des contextes où les produits commerciaux sont rares. Dans Kombwelo 504 (2024), des tubes d’irrigation noirs — rappelant les systèmes d’irrigation d’Abu Dhabi — symbolisent la source vitale qui soutient la ville désertique et sa transformation due à l’extraction pétrolière. L’œuvre juxtapose le Congo, où l’extraction des ressources façonne encore le paysage, avec la relation d’Abu Dhabi à l’eau et au pétrole, mettant en lumière le lien entre industrie, environnement et survie dans des économies fondées sur les ressources.
La BnF propose la première grande exposition consacrée à l’apocalypse. L’apocalypse ? Un mot obscur, qui fait peur, un mot qui parle de la fin du monde. Il n’en finit pas de résonner depuis deux mille ans dans notre culture et nos sociétés occidentales quand survient une catastrophe majeure, et aujourd’hui encore, en fond de nos angoisses climatiques. Et pourtant… Ce mot signifie révélation, dévoilement. Dans sa source biblique, l’Apocalypse parle d’un voile se levant sur le royaume intemporel qui réunira les croyants dans la Jérusalem céleste. Un mot porteur d’espoir, fait pour déjouer nos peurs profondes ?