Emeka Ogboh aborde les lieux par l’ouïe et le goût. Au travers de ses installations sonores et de ses travaux gastronomiques, il explore la manière dont les mémoires collectives et les histoires privées et publiques sont traduites, transformées et encodées en sons et en aliments. Ces œuvres envisagent la façon dont le son et la nourriture saisissent des relations existentielles, encadrent notre compréhension du monde et créent un contexte dans lequel questionner de façon critique l’immigration, la globalisation et le post-colonialisme.
Parmi ses expositions personnelles figurent B(l)ackroom (galerie Imane Farès, Paris, 2026) ; The Song of the Germans(Mildred Lane Kemper Art Museum, St. Louis, États-Unis, 2026 ; The Power Plant, Toronto, 2018) ; ABJ (SOMETHING Art Space, Abidjan, 2024) ; Der Kosmos – Things Fall Apart (Humboldt Forum, Berlin, 2022) ; Stirring the Pot (Friche la Belle de Mai, Marseille, 2021) ; Song of the Union (Talbot Rice Gallery / Edinburgh Art Festival, Édimbourg, 2021) ; The Way Earthly Things are Going (Kunstmuseum Ravensburg, 2020 ; Tate Modern, Londres, 2017) ; Ámà, the Gathering Place (Cleveland Museum of Art, Cleveland, 2019) ; No Condition is Permanent (galerie Imane Farès, Paris, 2018) ; If Found Please Return to Lagos (Staatliche Kunsthalle Baden-Baden, 2017) et Market Symphony (Smithsonian National Museum of African Art, Washington, 2016).
Son travail a également été présenté dans de nombreuses expositions collectives, notamment au Moderna Museet Malmö et au Museum of Contemporary Art de Roskilde (The Sound of, 2026), à la 36e Biennale de São Paulo (2025), à la Triennale de Folkestone (2025), à la Völklinger Hütte (The True Size of Africa, 2024–2025), au Musée de l’Homme, Paris (Migrations, une odyssée humaine, 2024–2025), au Saint Louis Art Museum (Narrative Wisdom and African Arts, 2024–2025), à la 15e Biennale de Gwangju (2024), au Hamburger Bahnhof – Nationalgalerie der Gegenwart, Berlin (A Collection for the 21st Century, 2023), au Musée Tinguely, Bâle (À bruit secret – Hearing in Art, 2023), au MoMA, New York (Collection 1980s–Present, 2022–2023), à la 14e Biennale de Sharjah (2019), aux Skulptur Projekte Münster (2017), à documenta 14 (Athènes et Kassel, 2017) et à la 56e Biennale de Venise (2015). Il participe à Aux origines, exposition collective itinérante conçue par le Musée national de l’histoire de l’immigration (2026–2031).
Emeka Ogboh est le cofondateur du Video Art Network Lagos. Il a reçu le Prix de la Böttcherstraße à Brême en 2016 et a été finaliste du Hugo Boss Prize en 2018. En 2019, il a partagé le prix de la 14e Biennale de Sharjah avec Otobong Nkanga. En 2026, il compte parmi les lauréats du CHANEL Next Prize.
Ses œuvres font partie de collections, dont celles du Centre Pompidou (Paris), de la Tate (Londres), du Museum Ludwig (Cologne), du MCA Chicago, du Smithsonian National Museum of African Art (Washington), de la collection d’art contemporain de la République fédérale d’Allemagne (Bonn) et du Fonds d’art contemporain – Paris Collections.