James Webb est un artiste conceptuel, connu pour ses interventions et ses installations, conçues spécifiquement pour certains espaces. Sa pratique fait souvent appel aux sons, aux objets trouvés et au texte en invoquant des références à la littérature, au cinéma, et aux traditions conceptuelles. En détournant objets, techniques et formes au-delà de leurs contextes d’origine, et en les introduisant dans différents environnements, Webb crée de nouveaux espaces de tension. Ces nouveaux espaces mettent en relation les domaines d’expériences de Webb en religions comparées, études théâtrales et publicité en proposant des enquêtes poétiques sur les systèmes de croyance et les dynamiques de communication dans notre monde contemporain.
Comme l’écrit Brandon LaBelle, « les œuvres de James Webb circulent autour d’un mélange complexe d’états émotionnels et affectifs ; de la nostalgie et du désespoir, de l’extase et de l’espoir, des états de corps et d’esprits qui se déplacent à travers sa pratique pour soulever des questions d’individualité et de communauté, d’appartenance et de déplacement, de fragmentation et de récupération » (Xenagogue, sous la direction d’Anthea Buys, Hordaland Kunstsenter, 2015).
Parmi ses expositions personnelles figurent Let the Darkness Be a Doorway (galerie Imane Farès, Paris, 2025) ; tuuui trrrrrrrrrrrrrrrrr (MAC/CCB, Lisbonne, 2025) ; See You in Happiness (blank projects, Le Cap, 2025) ; Slowly slowly and then all at once (Kunsthuset Kabuso, Øystese, 2025) ; The Moon Will Not Stay Hidden Forever (Liljevalchs, Stockholm, 2024) ; What Fresh Hell Is This (blank projects, Le Cap, 2020) ; Prayer (Winnipeg Art Gallery, Winnipeg, 2019 ; Art Institute of Chicago, 2018) ; Choose the Universe (galerie Imane Farès, Paris, 2019) ; Three Dreams of the Sinking World (POOL, Johannesburg, 2019) ; It’s Not What It Looks Like (SPACES, Cleveland, 2018) ; The dreamer in me meets the dreamer in you (Norrtälje Konsthall, Norrtälje, 2018) ; Hope is a good swimmer (galerie Imane Farès, Paris, 2016) ; ECSTATIC INTERFERENCE (blank projects, Le Cap, 2016) ; We listen for the future (Yorkshire Sculpture Park, Wakefield, 2016) ; Xenagogue (Hordaland Kunstsenter, Bergen, 2015) ; The Two Insomnias (blank projects, Le Cap, 2014) ; Audiopolis (CentroCentro, Madrid, 2013) ; MMXII (Johannesburg Art Gallery, Johannesburg, 2012) et Untitled States (mac, Birmingham, 2010).
Son travail a été présenté dans de nombreuses expositions collectives : Kunsthalle Mulhouse (2025), MGK Siegen (2025), Blaffer Art Museum (2024), Astrup Fearnley Museet (2024), la Triennale de Monheim II (2023), la Biennale internationale de Saint-Paul de Vence (2023), la Biennale des arts islamiques de Djeddah (2023), le festival Mona Foma (2023), la 16e Biennale de Lyon (2022), la Biennale internationale de Curitiba (2019), la 13e Biennale de Dakar (2018), la 4e Triennale Prospect de La Nouvelle-Orléans (2017), documenta 14 (2017), la 13e Biennale de Sharjah (2017), la 12e Biennale de La Havane (2015), la 55e Biennale de Venise (2013), la 3e Biennale de Marrakech (2009), le Melbourne International Arts Festival (2009) et la 8e Biennale de Lyon (2007). Il a également exposé au Musée Tinguely (Bâle), à l’A4 Arts Foundation (Le Cap), à Wanås Konst et au Historiska museet (Suède), au MAXXI (Rome), à Darat al Funun (Amman), au Théâtre Graslin (Nantes) et à la Tate Modern (Londres).
Ses œuvres font partie de nombreuses collections publiques et privées, dont celles du Smithsonian National Museum of African Art, de la Tate, de l’Art Institute of Chicago, du MAXXI – Museo nazionale delle arti del XXI secolo, du MAC VAL, de l’Iziko South African National Gallery et de la Fondation KADIST.
Ses projets ont fait l’objet de deux monographies : . . . (blank projects, 2020) et Xenagogue (Hordaland Kunstsenter, 2015).