Sinzo Aanza est écrivain, dramaturge et artiste visuel congolais. Sa pratique transdisciplinaire – roman, théâtre, photographie, installation, performance – fait de la fiction un instrument critique : il y interroge la fabrique des récits et leur emprise sur le réel. Il est l’auteur de Généalogie d’une banalité (2015), Que ta volonté soit Kin (2018) et Plaidoirie pour vendre le Congo (2023). Sa plume, à la fois poétique et irrévérencieuse, sonde la situation politique de la République démocratique du Congo, ainsi que l’image construite de ce pays qui « appartient aux investisseurs depuis toujours, étrangers de préférence ». L’exploitation des ressources naturelles, la représentation des identités nationales et leurs dérives, ou encore la construction de l’image du Congo depuis l’époque coloniale sont des thèmes qui nourrissent aussi bien ses œuvres visuelles que littéraires. Ses pièces ont notamment été présentées aux Récréâtrales (Ouagadougou), à l’Odéon – Théâtre de l’Europe et au Festival d’Automne à Paris.
Ses expositions personnelles se sont tenues à la galerie Imane Farès, Paris : Une archéologie de la nuit (2026) ; Le Mémorial improbable (2021) et Pertinences citoyennes (2018).
Son travail a récemment été présenté dans plusieurs expositions collectives, notamment à la 36e Biennale des arts graphiques de Ljubljana (2025), où il a reçu le prix du public, au Musée de l’Homme (Paris, 2025), au PinchukArtCentre dans le cadre du Future Generation Art Prize (Kyiv, 2024), aux Magasins Généraux (Pantin, 2024), au Kunsthaus Zürich (2023), au Museum Rietberg (Zurich, 2023, 2019), à la Biennale de Lubumbashi (2022, 2019), à la Cité de l’architecture et du patrimoine (Paris, 2020), au WIELS (Bruxelles, 2019), aux Rencontres de la photographie d’Arles (2018) et à la Biennale de Lyon (2017). De 2020 à 2022, il a dirigé la Biennale de Yango (Kinshasa).
Ses œuvres font partie des collections du Museum Rietberg (Zurich), de KADIST (Paris) et du Frac Pays de la Loire (Carquefou).