Le travail de Minia Biabiany explore les récits caribéens, les processus de décolonisation et la relation entre le langage, le corps et le territoire. À travers des installations, des vidéos et des projets pédagogiques, elle interroge la mémoire et l’héritage colonial en utilisant des matériaux organiques et des gestes minimalistes. Son travail s’ancre dans une réflexion sur la perception et le déplacement, où la langue et le corps deviennent des vecteurs de transmission. En s’appuyant sur la poésie et la sensorialité, elle crée des espaces où l’histoire et les savoirs ancestraux dialoguent avec le présent.
Son travail a fait l’objet d’expositions personnelles, parmi lesquelles nuestras escuchas (MUAC, Mexico, 2026) ; le ciel aux yeux-racines (galerie Imane Farès, Paris, 2025) ; dlo a rasin (water from the roots) (Duke Hall Gallery of Fine Art, Harrisonburg, États-Unis, 2024) ; soplo (MAC Panama, Panama, 2023) ; pluie sur mer (Le Grand Café – centre d’art contemporain, Saint-Nazaire, 2022) ; difé (Palais de Tokyo, Paris, 2022) ; J’ai tué le papillon dans mon oreille / I killed the butterfly in my ear, (Kunstverein Freiburg, Fribourg-en-Brisgau, 2021) ; L’orage aux yeux racines (Les Tanneries, Amilly, 2021) ; j’ai tué le papillon dans mon oreille (Magasin des horizons, Grenoble, 2020) ; one month after being known in that island (Kulturstiftung Basel H. Geiger, Bâle, 2020) ; musa nuit (La Verrière – Fondation d’entreprise Hermès, Bruxelles, 2020) ; le jour des esprits est notre nuit (CRAC Alsace, Altkirch, 2019) et spelling (SIGNAL – Center for Contemporary Art, Malmö, 2016).
Il a également été présenté dans de nombreuses expositions collectives, notamment à la Harvard Alain Locke Gallery of African and African American Art (Cambridge, États-Unis, 2026), au CAPC musée d’art contemporain de Bordeaux (2026), à la 36e Biennale de São Paulo (2025), à la Biennale du Mercosur (Porto Alegre, 2025), au WIELS (Bruxelles, 2025), à la Fundación Jumex (Mexico, 2025), à l’Instituto Tomie Ohtake (São Paulo, 2025), au Musarth (Guadeloupe, 2025), à KunstMeran (Merano, 2025), au Frac Poitou-Charentes (Angoulême, 2025), à la Bienal Paiz (Antigua Guatemala, 2023), à TEOR/éTica (San José, 2023), à la Biennale Anozero (Coimbra, 2022), à Manifesta 13 (Marseille, 2020), au Corcoran (Washington, États-Unis, 2019), à la 10e Biennale de Berlin (2018), au Centro León (Santiago de los Caballeros, 2018), au Mémorial ACTe (Pointe-à-Pitre, 2017), à Witte de With (Rotterdam, 2016) et à Cráter Invertido (Mexico, 2016).
Elle a initié en 2016 à Mexico le projet collectif Semillero Caribe et poursuit ses recherches pédagogiques avec Doukou, une plateforme d’expérimentation explorant les concepts d’auteur·es caribéen·nes à travers le corps et le ressenti. Elle a reçu le Prix d’art contemporain de Sciences Po en 2019 et a été nommée pour le Future Generation Art Prize en 2021. En 2024, elle a reçu la Moving Image Commission de la Han Nefkens Foundation, portée avec le MACBA (Barcelone), le MUAC (Mexico) et The Bass (Miami Beach).
Ses œuvres font partie de nombreuses collections, notamment celles du MAC Martinique, des Frac Pays de la Loire, Grand Large – Hauts-de-France, Bretagne, Nouvelle-Aquitaine MÉCA, Île-de-France, Lorraine et Guadeloupe, du Centro León (Santiago de los Caballeros), de l’Institut d’art contemporain Villeurbanne/Rhône-Alpes, de Kadist (San Francisco), du Centre national des arts plastiques (Paris), du Harvey B. Gantt Center for African-American Arts + Culture (Charlotte), du MUAC (Mexico), du MACBA (Barcelone) et de The Bass (Miami Beach).