Née en 1988. Vit et travaille en Guadeloupe.
Le travail de Minia Biabiany explore une pratique artistique qui explore les récits caribéens, les processus de décolonisation et la relation entre le langage, le corps et le territoire. À travers des installations, des vidéos et des projets pédagogiques, elle interroge la mémoire et l’héritage colonial en utilisant des matériaux organiques et des gestes minimalistes.
Son travail s’ancre dans une réflexion sur la perception et le déplacement, où la langue et le corps deviennent des vecteurs de transmission. En s’appuyant sur la poésie et la sensorialité, elle crée des espaces où l’histoire et les savoirs ancestraux dialoguent avec le présent.
Son travail a été présenté dans de nombreuses expositions, notamment à la Biennale de São Paulo (São Paulo, Brésil, 2025), à l’Instituto Tomie Ohtake (São Paulo, Brésil, 2025), au Musarth (Guadeloupe, France, 2025), à KunstMeran (Merano, Italie, 2025), au Frac Poitou-Charentes (Angoulême, France, 2025), au WIELS (Bruxelles, Belgique, 2025), à la Biennale du Mercosur (Porto Alegre, Brésil, 2025), à Semillero Caribe x Persona Curada (ENSAD, Paris, France, 2025), à Dlo a rasin (James Madison University, Virginie, États-Unis, 2024), à TEOR/éTica (San José, Costa Rica, 2023), au Palais de Tokyo (Paris, France, 2022), à La Verrière (Bruxelles, Belgique, 2020), au Corcoran (Washington D.C., États-Unis, 2019), au Mémorial ACTe (Pointe-à-Pitre, Guadeloupe, France, 2017), à la 10e Biennale de Berlin (Berlin, Allemagne, 2018), au Centro León (Santiago de los Caballeros, République dominicaine, 2018), à Witte de With (Rotterdam, Pays-Bas, 2016), ainsi qu’à Cráter Invertido (Mexico, Mexique, 2016) et à SIGNAL (Malmö, Suède, 2016).
Ses œuvres sont actuellement exposées au Musarth en Guadeloupe. Elle participera également, au mois de juin, à une exposition au CAPC Musée d’art contemporain de Bordeaux, puis à une autre exposition collective à la Harvard Alain Locke Gallery of African and African American Art à partir de septembre.
Elle a initié en 2016 à Mexico le projet collectif Semillero Caribe et poursuit ses recherches pédagogiques avec Doukou, une plateforme d’expérimentation explorant les concepts d’auteur·es caribéen·nes à travers le corps et le ressenti.
Elle a également reçu le Prix d’art contemporain de Sciences Po en 2019.
Ses œuvres font partie de nombreuses collections, notamment celles du MAC Martinique, du Frac Pays de la Loire, du Frac Grand Large, du Frac Bretagne, du Centro León à Santiago de los Caballeros, de l’Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne, de Kadist San Francisco, du Centre National des Arts Plastiques à Paris, du Harvey B. Gantt Center for African-American Arts + Culture, ainsi que des Frac Île-de-France, Frac Lorraine et Fac Guadeloupe.