La Vénus d’Arles rend visite à son public au musée départemental Arles antique, grâce à un prêt exceptionnel du musée du Louvre.
L’admirable sculpture connue sous le nom de Vénus d’Arles est l’un des puissants échos de l’œuvre de Praxitèle, ce sculpteur grec qui, au IVe siècle avant notre ère, osa révéler la nudité d’Aphrodite. Réalisée au Ier siècle avant notre ère, cette remarquable copie romaine fut découverte à Arles en 1651 dans les ruines du théâtre antique, un événement qui passionna immédiatement les connaisseurs. D’abord identifiée comme Diane, elle fut rebaptisée, à raison, Vénus par Louis XIV, qui souhaita se la faire offrir par la ville et l’accueillir à Versailles. Conservée au Louvre depuis plus de deux siècles, aujourd’hui installée à proximité de la Vénus de Milo, elle demeure l’une des œuvres phares du musée.
À travers des œuvres audiovisuelles, des sculptures, des dessins à l’aquarelle et des installations, « Soul Witness » interroge la manière dont les institutions du pouvoir influencent la construction et la transmission de l’histoire. « Soul Witness » retrace un arc, du corps individuel soumis à l’autorité jusqu’aux structures monumentales qui l’imposent. On y croise des figures isolées, des gardiens, des personnes en deuil, aux côtés de statues démembrées et de fragiles créatures hybrides. Toutes ces représentations posent la même question : quelles histoires sont préservées, lesquelles sont effacées, et qui en décide ? Commissaire de l’exposition : Helena Kritis.
Vue de l’exposition d’Ali Cherri, « Le songe d’une nuit sans rêve », du 10 février au 19 mai 2024, Frac Bretagne, Rennes. © Ali Cherri, Courtesy de l’artiste et Galerie Imane Farès, Paris. Crédit photographique : Aurélien Mole.